Une mobilisation des agents de la CCLL 

  • Le 22 décembre, la préfecture place le département en alerte rouge inondation.
    Dès l’annonce, les services du territoire se mobilisent. Les risques sont analysés sans attendre. Les agents sont mis en alerte.
    La surveillance des installations est renforcée.
    Les ressources en eau font l’objet d’un suivi. 
  • Le 23 décembre, les pluies impactent plusieurs ressources en eau du territoire, en particulier les sources karstiques, sensibles aux épisodes pluvieux. Ces conditions entraînent une augmentation de la turbidité de l’eau (voir bas de page), susceptible de présenter un risque sanitaire. 

Par précaution, la consommation de l’eau du robinet est interdite sur plusieurs secteurs.

Communes et quartiers concernés :

  • Pégairolles-de-l’Escalette 
  • Village de Lauroux (hors hameaux) 
  • Plusieurs quartiers de Lodève : centre-ville en grande partie, Prémerlet, Grézac / Mayres / Fontbonne, route du Puech / quai Vinas, Denfert / Fumel / Les Carmes / route de Montpellier 

En parallèle, une distribution d’eau potable est organisée. 

Une distribution d’eau organisée sur plusieurs jours 

Entre le 23 et le 26 décembre, plusieurs distributions d’eau sont mises en place. Au total, plus de sept palettes d’eau sont distribuées. 

Le 30 décembre, après analyses et contrôles, l’Agence régionale de santé (ARS) donne son feu vert. L’eau du robinet peut de nouveau être consommée sans restriction. 

Une intervention nocturne du SIELL 

Dans la nuit du 22 décembre, aux alentours de 2h du matin, les systèmes de surveillance détectent une augmentation de de la turbidité.
Les agents du SIELL, service en charge de l’eau potable et en astreinte 24h sur 24 et 7 jours sur 7, interviennent. 

Plusieurs décisions sont prises pour garantir la sécurité sanitaire : 

  • blocage temporaire de l’arrivée d’eau afin de protéger les châteaux d’eau, 
  • mobilisation des réserves 
  • surveillance continue du réseau pendant 48 heures, 
  • sectorisation du réseau. 

Ce sont des investissements qui font la différence 

Cette gestion de crise met en lumière l’importance des investissements réalisés ces dernières années.

  • automatisation des équipements,
  • systèmes de télésurveillance,
  • sectorisation des réseaux,
  • les mallettes d’analyse, garantissant un contrôle permanent de la qualité de l’eau distribuée. 

Gestion de crise 

La réussite de cette gestion de crise repose sur une coordination étroite entre l’intercommunalité, les communes, les services de l’eau, les forces de secours et les autorités sanitaires. 

Elle souligne l’importance de : 

  • l’anticipation, 
  • du respect des alertes, 
  • de la prévention, notamment pour éviter les risques individuels et sécuriser les bâtiments accueillant du public. 

La présence essentielle des bénévoles 

À Lodève, Il existe une réserve communale de bénévoles et constitue un complément essentiel pour la gestion de crise. Sans leur présence, la distribution n’aurait pas été aussi efficace.  

Comprendre pour mieux réagir 

Cet épisode rappelle que l’eau potable « ne coule pas de source ». Derrière chaque robinet, il y a une organisation collective, des choix d’investissement et des femmes et des hommes mobilisés, parfois au cœur de la nuit, pour garantir la sécurité de tous. 

Pluviométrie décembre 2025

Saviez-vous ?

Comprendre la turbidité

La turbidité correspond à la présence de particules fines dans l’eau. Il peut s’agir de sable, d’argile ou de matières organiques.
Lors de fortes pluies, ces particules peuvent être entraînées vers les sources karstiques, particulièrement sensibles aux épisodes pluvieux. 

Une eau plus trouble n’est pas forcément contaminée, mais elle peut poser un risque sanitaire. C’est à dire que les particules fines peuvent absorber le chlore, réduisant ainsi l’efficacité de la désinfection. 

Des normes strictes encadrent la turbidité de l’eau potable : C’est pourquoi les services de l’eau surveillent en continu ces paramètres grâce à des capteurs et à des analyses régulières. 

En cas de dépassement, des mesures immédiates sont prises : blocage de l’arrivée d’eau, protection des réservoirs, recours aux réserves existantes ou adaptation des traitements.